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Lorsque des étudiants lancent des fusées…

L’association AéroIPSA est en train de construire plusieurs fusées. Avant le lancement prévu en août à Biscarrosse, Jérémy Longer (IPSA promo 2015), président de l’association, dévoile les dessous de ces projets ambitieux qui mettent en avant les capacités d’innovation des étudiants.

AEROIPSA-2013_2014.jpgGroupe-Big-Mach-en-test-avec-planete-science.jpgUne dizaine de fusées prêtes à décoller
Jérémy et ses acolytes ne vont pas lancer leurs fusées de n’importe où. Organisé par l’association Planète Sciences qui regroupe toutes les associations spatiales et de lancement de fusées de France, l’évènement est prévu du 23 au 30 août sur le terrain de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) à Biscarrosse en partenariat avec le Centre national d’études spatiales (CNES). Encadrées par des militaires pour éviter tout problème (certaines fusées pouvant atteindre les 3 km d’altitude), les différentes associations participantes pourront enfin tester ce sur quoi ils travaillent souvent depuis une année entière. C’est l’occasion aussi pour les participants de s’associer. « On partage le matériel et les connaissances pour aider les différents groupes, souligne Jérémy. Chaque association a un ensemble de fusées qu’elle veut faire. Et par exemple, s’il y a une asso qui n’a jamais fait de fusex, nous pouvons leur donner des conseils. Pour le matériel, comme nous pratiquons énormément le composite, nous pouvons aider les autres groupes à en utiliser et leur montrer comment faire. » Pour l’heure, l’équipe d’AéroIPSA prévoit donc de lancer une dizaine de fusées : huit mini-fusées qui n’excèdent pas 1 m de hauteur et embarquent très peu d’expérience électronique (« généralement elles sont réalisées par les personnes qui débutent car le cahier des charges n’est pas bien méchant ») et deux fusées expérimentales assez grandes et bien plus sophistiquées, « BigMach » et « Jericho ».

Plans-Jericho_Fusee_completev2.jpgNom de code « Jericho »
Cette fusée est très ambitieuse et, dixit Jérémy, pourrait même « intéresser la NASA » ! « Elle devrait faire plus de 2 m de hauteur et être conçue pour embarquer un drone dans sa coiffe : arrivée à son apogée, le drone sortirait de la fusée pour pouvoir se stabiliser et descendre à un certain niveau du sol ». Le lancement de cet été permettra donc de tester le fonctionnement avec une charge utile dans la coiffe. S’il s’avère réussi, la V2 de « Jericho » permettra de réitérer l’expérience en 2015 avec cette fois-ci un vrai drone embarqué.

BigMach_02.jpgNom de code « BigMach V2 »
Contrairement à « Jericho », « BigMach » était déjà présente l’an passé. « Cette fusée nous a permis de tester des capteurs et d’obtenir des données de vol l’année dernière, détaille Jérémy. Nous allons donc réutiliser la même idée de projet sauf qu’on veut cette fois passer le mur du son ! » Pour cela, AéroIPSA va donc étudier à nouveau les ailerons et la structure et réutiliser une carte électronique et des capteurs. Le plus de l’association, c’est sa capacité à réaliser sa propre sonde Pitot pour cette fusée. « C’est même le défi principal, précise Jérémy. Nous voulons justement montrer que nous sommes capables de fabriquer la nôtre en subsonique comme en supersonique, sachant que ça coûte relativement cher à l’achat ! »

LogoAeroipsa.jpgParticiper à la construction de ces fusées est un bon moyen de mettre en pratique ses connaissances, voire de les approfondir, pour les étudiants de l’IPSA qui, comme Jérémy, aspirent à devenir ingénieurs en aérospatial : « C’est ce que je veux faire plus tard et c’est la raison qui fait que je suis venu ici ».

Posté le : 9 avril 2014