Logo Ipsa

Actualités de l'école

Ecole

Ecole Recherche

La recherche entre mécatronique, drones et partenariats

Déclinée en 3 axes (Mécatronique, Signal et Systèmes ; Mécanique, Energétique et Aérodynamique ; Astronomie et Astrophysique), la recherche occupe une place toujours plus importante au sein de l’IPSA. Karim Trabelsi, son directeur, revient sur les grands chantiers qui attendent son équipe ainsi que les partenariats actés et ceux à venir.

recherche2.jpgQuels sont les projets sur lesquels travaille la recherche de l’IPSA ?
Aujourd’hui, nous avons l’ambition de rassembler les chercheurs autour de la mécatronique même si chacun d’entre eux pourra poursuivre ses travaux d’origine. Notre équipe se compose actuellement de deux « chercheurs mécatroniciens », d’une électronicienne, d’un optimiseur orienté image, d’un autre orienté mécanique des structures et d’un énergéticien capables d’interagir en mécatronique : cela nous permet donc de couvrir à peu près toutes les disciplines dispensées à l’IPSA tout en rassemblant l’équipe autour d’un domaine privilégié.

Pourquoi se focaliser davantage sur la mécatronique ?
Nous faisons le pari de miser sur la mécatronique avec la thématique des drones, un sujet qui connait un intérêt mondial pour ses nombreuses applications pratiques futures et promet d’être une révolution sans précédent à laquelle nous avons l’intention de participer ! De plus, l’activité des drones est aisément adaptable à des fins pédagogiques.

Juan-Antonio-Escareno---IPSA-2web.jpg
Outre le pari de la mécatronique, l’IPSA a officialisé cette année un partenariat avec l’Institut P’ : en quoi consiste-t-il ?
L’Institut P’ est un institut de recherche mondialement reconnu et spécialisé en matériaux, mécanique et énergétique avec applications privilégiées aux transports et à l’énergie, en apportant une attention particulière aux aspects environnementaux. Le contrat de collaboration de recherche entre l’IPSA et cet institut concerne l’encadrement d’une thèse réalisée en cotutelle sur les « mécanismes de transferts thermiques par choc entre les molécules d’un gaz et les atomes d’un solide ». Pour illustrer de manière très domestique ce sujet de recherche, on pourra dire que l’on s’intéresse à ce qui se passe dans la bouilloire entre l’eau et la paroi au moment où l’eau boue ; nous avons tous remarqué la présence de gaz entre l’eau et la paroi, c’est une des manifestations du phénomène que la thèse cherchera à élucider.

Quels sont les autres partenariats actuels concernant la recherche à l’IPSA ?
En plus de celui avec l’Institut P’, nous avons deux autres partenariats concernant des thèses en cotutelle : un avec le Centre de Mathématiques Appliquées de l’Ecole Polytechnique (CMAP) autour de « l’Optimisation de Forme avec Applications Aéronautiques » et un autre avec le Laboratoire des signaux et systèmes du CNRS / Supelec (L2S), qui est historique car ce partenariat a abouti à la première thèse ipsalienne. En effet, Jing Wang a soutenu sa thèse intitulée « Analyse et commande sans modèle de quadrotors avec comparaisons » au mois de novembre 2013. Cette collaboration prévoit d’ailleurs l’initialisation d’une nouvelle thèse en cotutelle à partir de la rentrée prochaine 2014.
Au-delà des partenariats officialisés par des contrats, nos chercheurs collaborent avec d’autres chercheurs appartenant à des laboratoires prestigieux comme le Centre de mathématiques et de leurs applications (CMLA) de l’ENS Cachan, l’Université de Californie (UCLA), le Laboratoire d’informatique de Paris 6 (LIP6), le Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN), la City University Hong Kong, l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE), le Laboratoire des Ecoulements Géophysiques et Industriels (LEGI) de l’Université de Grenoble, ou encore l’Observatoire de Paris (OBSPM).

recherche.jpgDe nouveaux partenariats sont-ils à prévoir ?
Oui, notamment des partenariats industriels autour des drones. Ces nouvelles collaborations se feront notamment avec l’Université Technologique de Compiègne (UTC), l’Institut Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optique – Sciences et Technologies (FEMTO-ST) et la société Photocoptère. Ces travaux auront pour objectif de réaliser une cartographie précise de la qualité de l’air grâce aux drones. Toujours dans cette perspective, nous accueillerons bientôt des étudiants stagiaires en provenance de Mexico en collaboration avec le Laboratoire de Robotique et Mécatronique du Centre de Recherche en Informatique de l’Institut Polytechnique National du Mexique. Cette collaboration est très prometteuse.

Quelles sont les qualités à avoir pour devenir un bon chercheur à l’IPSA ?
Au vu de la taille de l’équipe aujourd’hui, du nombre de partenariats qu’elle porte sur ses épaules et de l’étendue des disciplines couvertes par l’IPSA, nous privilégions les profils très autonomes. Ensuite, il est évident qu’un bon chercheur est un individu curieux en général et passionné par certains sujets en particulier. Cette passion se traduira par la formulation de questions pertinentes auxquell
es il cherchera les réponses qui prendront la forme d’innovations dans certains secteurs, de solutions à des problèmes d’ordre théorique ou pratique, ou encore de modélisations de certains phénomènes qui en permettront la simulation numérique. Le travail de recherche est une formation perpétuelle qui exige de la patience et l’ouverture au travail en équipe. Bien sûr, sans la rigueur scientifique et l’honnêteté intellectuelle, cet exercice ne fait pas sens.


La recherche, un atout de plus pour les étudiants de l’IPSA
En plus de participer à la renommée nationale et internationale de l’école et de permettre la mise en place de nouveaux partenariats, l’avancée de la recherche à l’IPSA profite directement aux Ipsaliens de par l’évolution de l’enseignement et les domaines abordés. La recherche permet enfin d’éveiller des vocations et d’apporter une expertise supplémentaire.

Posté le : 22 mai 2014