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Deux anciens aux championnats d’Europe de rallye aérien

Antoine Lhermitte (IPSA promo 2010) et Benoît Letellier (IPSA promo 2009) ont participé à cette prestigieuse compétition. Interview.

Antoine Lhermitte (IPSA promo 2010) et Benoît Letellier (IPSA promo 2009) poursuivent leur ascension. Après leur médaille d’or en catégorie honneur aux championnats de France de rallye aérien l’an dernier, ces deux anciens de l’IPSA sont arrivés 7e en juin au niveau le plus élevé – dans la catégorie élite et ont participé du 21 août au 3 septembre aux championnats d’Europe de rallye aérien, qui se tenait à Dunakeszi en Hongrie. Troisième équipage français, ils ont décroché une 28e place encourageante pour l’avenir.

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Trois questions à Antoine Lhermitte.

Comment se déroule un rallye aérien ?

Le rallye aérien est un véritable exercice d’habileté, de précision et de reconnaissance. Il consiste à préparer une navigation d’environ 180 km, contenant dix à douze points de passage. Chaque point est défini par des énigmes aéronautiques. L’équipage dispose de 15 à 30 minutes entre la prise de connaissance des énigmes et l’heure de décollage. Il s’agit ensuite de suivre avec précision ce parcours, en respectant les heures de passage ainsi que les écarts latéraux aux points tournants. Mais il faut également prendre le temps d’observer l’environnement pour trouver seize photos en vol avant de revenir sur l’aéroport de départ et atterrir au moteur avec précision.

Chaque point tournant doit être survolé à un horaire bien précis calculé par les ordinateurs des commissaires. Chaque seconde de retard pénalise l’équipage. L’équipage doit intégrer le vent en l’air et corriger sa vitesse en fonction de ce dernier et ce en suivant toujours la route révélée par les points tournants. Il doit également retrouver des photos en route afin de les replacer sur la carte avec rigueur et précision. Une photo placée à plus 0.1 Nm (180 m) implique forcément des points de pénalités. L’atterrissage doit être le plus précis possible. Approchant à près de 120 km/h, le pilote doit poser les roues de l’avion sur une bande de deux mètres de large, à moins d’être à nouveau pénalisé. Pas facile, mais passionnant.

 

hongrieplanvol.jpgQu’avait de particulier ce championnat en Hongrie ?

C’était notre première expérience internationale. Nous avons beaucoup appris en côtoyant les meilleurs pilotes. Pour ce qui nous concerne, on a vraiment réussi à augmenter nos performances et à monter en niveau technique. 28es sur 43 au classement général : nous avons réalisé une performance convenable, même si quelques erreurs de jeunesse nous ont empêchés d’arriver dans les premières places. Ça s’est joué finalement à peu.

C’est très encourageant au final. Cette expérience n’a fait que confirmer que nous avions les qualités nécessaires pour être les meilleurs. Confiance, résistance au stress, connaissances techniques… Ce sont des atouts que nous avons pu développer entre autre à l’IPSA en travaillant sur les projets proposés par l’école et que nous avons ensuite conservés. Nous nous efforcerons à nouveau de le démontrer dans les prochaines épreuves qui nous attendent, aux championnats interrégionaux et aux prochains championnats de France.

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Comment conciliez-vous vos activités de compétition et vos activités professionnelles ?

Ces activités, loin d’être incompatibles, ont un point commun : la passion pour l’aviation et l’aéronautique en général. Déjà lorsque Benoît et moi étions à l’IPSA, nous parvenions à concilier les études et la compétition aérienne, et ces deux formations s’alimentaient d’ailleurs l’une l’autre. Au lycée, j’avais obtenu le brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA). J’ai ensuite poursuivi ma formation en parallèle de l’IPSA afin d’obtenir un brevet de pilote, et à présent, je travaille en tant que responsable de développement opérationnel dans la compagnie d’aviation d’affaires Wijet au Bourget. Il y a donc une vraie continuité et une grande cohérence dans mon parcours.

L’IPSA, dont j’ai été diplômé dans la spécialité Management et logistique industrielle, s’est trouvé au cœur de mon évolution et m’a donc soutenu dans ces choix. Elle m’a été utile non seulement pour mes activités de compétition, mais également pour mon activité professionnelle. En effet, ma position professionnelle comporte un facteur humain important et me situe au carrefour des compétences entre les techniciens avec lesquels il faut discuter technique, les pilotes qu’il faut manager et les commerciaux, auxquels il faut faire comprendre les exigences opérationnelles de planification ainsi que les problématiques de faisabilité.

Posté le : 5 octobre 2011