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6 infos à connaître sur les drones

Pour permettre à ses étudiants de mieux comprendre l’émergence des drones civils, l’IPSA organisait le 11 mars une conférence en présence du journaliste Guillaume Lecompte-Boinet et d’Emmanuel de Maistre, président de la Fédération Professionnelle du Drone Civil (FPDC) et PDG de Redbird. En ressortent six enseignements majeurs sur ce phénomène aux enjeux économiques considérables.

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  1. Le marché mondial des drones va plus que doubler d’ici 10 ans
    Selon le cabinet d’études Teal Group, les plateformes associées aux drones devraient dépenser (et donc investir) plus de 11,6 milliards de dollars par an à l’horizon 2023 contre « seulement » 5,2 milliards en 2013. Pour exemple, les dépenses des Etats-Unis en drones militaires vont augmenter de 12 % en moyenne par an d’ici 2018.

  2. Le marché est largement dominé par les Etats-Unis et Israël
    Les Etats-Unis représentent environ 65 % des dépenses mondiales en R&D dédiées aux drones et plus de 50 % des achats de ces derniers ! Les leaders de ce secteur sont Américains, avec notamment General Atomics (Reaper, Predator), Northrop Grumman (Fire Scout, Global Hawk), Boeing (X-45), etc. Les Israéliens ne sont toutefois pas en reste car l’avance prise par les grands groupes que sont Elbit et IAI.

  3. Les drones militaires ressemblent de plus en plus aux avions de combat
    Ils sont capables d’embarquer des systèmes et capteurs de plus en plus sophistiqués : optronique, vision de nuit, infrarouge, radar imageur à synthèse d’ouverture, détecteurs de cibles mobiles, missiles ou bombes…

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  4. Les drones sont plus rentables que les avions
    Le coût estimé à l’heure de vol d’un drone type Harfang (développé par EADS et IAI) est estimé entre 10 000 et 15 000 euros. A l’inverse, le coût de l’heure de vol d’un avion de combat est estimé entre 8 100 et 20 000 euros. La différence est encore plus nette pour un avion d’alerte avancée dont le coût est compris entre 37 000 et 40 000 euros ! Autre atout notable pour les drones : une réduction plus importante du nombre de personnels requis par mission grâce aux systèmes embarqués. Une économie de plus.

  5. Les drones civils sont déjà très attendus
    Il n’est pas rare que les applications et technologies militaires se retrouvent transposées dans le monde civil. Les drones ne dérogent pas à la règle et vont pouvoir mettre à profit leurs technologies embarquées et capteurs pour répondre à de nombreux besoins en matière de cartographie agricole ou viticole, livraison, géologie, surveillance de réseaux (voies ferrées, lignes électriques…) ou de sites, prospection immobilière, cartographie à destination des collectivités territoriales, prévention des risques, etc.

  6. La France a une vraie carte à jouer
    Des dizaines d’acteurs – constructeurs de mini-drones, opérateurs, etc. – ont émergé en France, plaçant ainsi l’Hexagone en tant qu’outsider numéro 1 pour remporter ce nouveau « game of drones ». Pas étonnant alors de savoir que de nombreux laboratoires et écoles (dont fait partie l’IPSA) travaillent sur le sujet. Autres preuves de la volonté française : la création en juin 2013 de la Fédération Professionnelle du Drone Civil (FPDC) par quatre industriels de drones civils (Delair-Tech, Infotron, RedBird et Azur Drones) et la mise en place d’une réglementation originale et innovante – la France étant le seul pays à avoir formellement autorisé de manière « routinière » le vol à longue distance et hors de la vue du pilote.

Posté le : 20 mars 2014