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De la recherche à l’entrepreneuriat : rencontre avec Bernard Yannou, directeur du Conseil Scientifique de l’IPSA

Article publié le 29 janvier 2026

Du laboratoire à la start-up : comment l’enseignant-chercheur moderne devient un acteur clé de la souveraineté économique. Rencontre avec Bernard Yannou, qui partage sa vision du renouveau de la valorisation scientifique.

La valorisation : un cercle vertueux pour la recherche 

Qu’est-ce qu’un chercheur au XXIe siècle ? Pour Bernard Yannou, Directeur du Conseil Scientifique IPSA, professeur à CentraleSupélec et expert en génie industriel, la réponse ne se limite plus à la publication d’articles dans des revues à comité de lecture. S’il rappelle que la création de connaissances originales reste le socle du métier, il invite désormais les enseignants-chercheurs à embrasser une nouvelle casquette : celle d’entrepreneur. 

Pour Bernard Yannou, consacrer environ 15 à 20 % de son activité à des projets de valorisation peut transformer radicalement l’impact d’un laboratoire. Loin d’être une distraction, la création (ou la participation dans) de start-ups issues de la recherche (les fameuses « Deep Tech ») crée une boucle vertueuse : 
Rayonnement socio-économique : la transformation d’une technologie de laboratoire en produit améliore concrètement des secteurs de l’industrie ;
Souveraineté : la transformation de concept en entreprise renforce l’indépendance nationale et européenne, tout en créant de l’emploi sur les territoires :
Financement : le succès en start-up permet de réinjecter des fonds dans la recherche, via des contrats de licence ou le financement de thèses CIFRE.

L’ingénieur-chercheur-entrepreneur : le profil de demain 

Bernard Yannou adresse aussi la jeune génération, et notamment aux élèves-ingénieurs de l’IPSA. Pour lui, l’hybridation des profils est une chance. Qu’un étudiant devienne le CEO d’une start-up basée sur les travaux d’un chercheur ou qu’il développe son propre projet au cours d’une thèse, les opportunités n’ont jamais été aussi nombreuses. « Une start-up, c’est un lieu où l’on voit très rapidement le fruit de ses réflexions et de ses actions. C’est extrêmement motivant pour des jeunes ingénieurs qui aiment leur liberté. »  

En termes de timing, le moment est idéal pour lancer un projet de recherche ou le transformer en jeune entreprise. Les structures d’accompagnement solides comme les SATT (Sociétés d’Accélération du Transfert Technologique) et les dispositifs de BPI France permettent de financer des phases de maturation technologique (parfois jusqu’à deux ans de post-doctorat) pour s’assurer qu’une idée de laboratoire devienne une réalité commerciale.

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