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IAC 2026 : les étudiants de l’IPSA présentent leurs projets pour l’exploration spatiale

Article publié le 29 octobre 2026

À l’occasion du 77e Congrès international d’astronautique (IAC 2026), organisé à Antalya, en Turquie, quatre étudiants de 5e année de l’IPSA ont présenté leurs travaux de recherche issus de la mission analogique APOGEE-1. Leurs projets explorent une question essentielle pour les futures missions lunaires et martiennes : comment optimiser les ressources et récupérer l’énergie dans un habitat spatial ?

De la mission analogue au congrès international

Le 8 octobre 2026, Jade Ambelidieff, Maïlys Pirot et Eytan Martiano, étudiants en 5e année à l’IPSA Toulouse, ont présenté les résultats de leurs travaux lors de la compétition par équipes étudiantes du 77e Congrès international d’astronautique (IAC 2026).

Ces travaux ont été menés dans le cadre d’APOGEE-1, une mission analogique organisée en 2025 au sein de l’Analog Astronaut Training Center (AATC), en Pologne. Pendant sept jours, les membres d’équipage ont évolué dans un habitat reproduisant certaines contraintes des futures bases lunaires et martiennes : espace confiné, ressources limitées, communications restreintes, répartition des rôles et gestion de situations d’urgence.

Cette immersion leur a permis de mettre leurs expériences à l’épreuve de conditions concrètes, tout en explorant des solutions susceptibles de contribuer aux futures missions d’exploration spatiale.

Trois projets pour exploiter l’énergie autrement

Les travaux présentés par les étudiants s’articulent autour d’un même objectif : récupérer l’énergie produite par les mouvements humains afin de contribuer à l’alimentation électrique des futurs habitats spatiaux.

ExoKnee : transformer la marche en électricité

Développé à l’IPSA Toulouse dans le cadre du Grand Projet Expériences Spatiales, le projet ExoKnee, présenté par Maïlys Pirot, repose sur un exosquelette de genou capable de convertir l’énergie mécanique de la marche en électricité.

L’objectif est d’explorer de nouvelles sources d’énergie pour les bases lunaires et martiennes, où chaque ressource doit être optimisée.

Step-Up : récupérer l’énergie de chaque pas

Présenté par Eytan Martiano, Step-Up est un projet initié dès sa première année à l’IPSA. Il repose sur une semelle équipée de capteurs piézoélectriques, qui convertissent les contraintes mécaniques exercées pendant la marche en énergie électrique.

Le prototype a été construit et testé pendant la mission APOGEE-1, dans un environnement où les ressources limitées et les contraintes opérationnelles ont rendu l’expérimentation particulièrement formatrice.

« J’ai construit le prototype pendant la mission, à l’intérieur de l’habitat, avec tout ce qui l’accompagne : ressources limitées, échecs, réparations par lampe frontale. Un projet scolaire qui devient quelque chose que tu mets vraiment à l’épreuve. » — Eytan Martiano, étudiant en 5e année à l’IPSA Toulouse

Dynamobile : explorer le potentiel des mouvements humains

Le troisième projet, Dynamobile, porté par Jade Ambelidieff, s’inscrit dans la même démarche : étudier comment l’énergie générée par les mouvements humains pourrait être récupérée et valorisée dans un environnement spatial.

Les trois projets ont fait l’objet de travaux expérimentaux dont les résultats ont été présentés à l’IAC 2026, illustrant l’intérêt de solutions complémentaires pour diversifier les sources d’énergie des futurs habitats extraterrestres.

Une recherche qui s’étend à la vie dans les habitats spatiaux

Également membre de l’équipage APOGEE-1, Girisha Elly, étudiante en 5e année à l’IPSA Paris, a présenté ses recherches lors du congrès, dans le cadre du symposium consacré aux sciences de la vie spatiale.

Son projet, intitulé « Spirulina Cultivation Using Simulated Regolith », étudie la possibilité de cultiver de la spiruline sur un substrat simulant le régolithe, enrichi à partir d’urine. Cette expérimentation explore une piste de recherche autour des systèmes de support de vie en circuit fermé, qui pourraient contribuer à l’autonomie des futurs habitats lunaires.

Ces travaux témoignent de la diversité des problématiques abordées par les étudiants en ingénierie aérospatiale, de la production d’énergie à la gestion des ressources nécessaires à la vie dans l’espace.

Une expérience scientifique et humaine internationale

Au-delà de la présentation de leurs recherches, la participation à l’IAC 2026 a offert aux étudiants l’occasion d’échanger avec des scientifiques, des ingénieurs et des professionnels du secteur spatial venus du monde entier. Le congrès leur a également permis de découvrir d’autres projets innovants et de rencontrer des astronautes de différentes agences spatiales.

Jade, Maïlys, Eytan et Girisha ont pu compter sur le soutien de leurs encadrants et de l’IPSA, représentée notamment par Ioana-Roxana Perrier, Responsable Partenariats, et Mélanie Le Gac, directrice du campus de Toulouse.

Cette expérience vient prolonger le travail réalisé pendant la mission APOGEE-1 : confronter des idées à des conditions expérimentales, analyser les résultats et partager ses conclusions avec la communauté scientifique internationale.

« Échanger avec des scientifiques du monde entier s’est révélé particulièrement enrichissant. » — Maïlys Pirot, étudiante en 5e année à l’IPSA Toulouse

À l’IPSA, les projets étudiants constituent un terrain d’expérimentation pour imaginer et concevoir les technologies qui contribueront aux futures missions d’exploration spatiale.
De la première année d’études à la présentation de travaux dans un congrès international, ces parcours illustrent la place de l’expérimentation et de l’engagement étudiant dans la formation des futurs ingénieurs de l’air et de l’espace.

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