Les associations IPSA font découvrir le spatial au festival STAR’s UP
Et si, pour donner envie de travailler dans le spatial, il suffisait de montrer ce que l’on peut déjà construire quand on est étudiant ? Les 26 et 27 septembre, quatre associations techniques de l’IPSA ont investi le Hangar Y à Meudon à l’occasion de STAR’s UP. Fusées, moteurs, électronique, mécanique, astronomie… Pendant deux jours, les étudiants ont partagé leurs projets et leur passion avec un public venu découvrir l’espace sous toutes ses formes.
STAR’s UP : rendre le spatial accessible à tous
Depuis 2019, STAR’s UP rassemble à Meudon scientifiques, chercheurs, entrepreneurs, experts, artistes et passionnés autour de l’espace. Pour sa 8ᵉ édition, le festival s’est installé les 26 et 27 septembre au Hangar Y avec une programmation mêlant science, science-fiction, innovation, ateliers, rencontres et animations. Hangar Y
L’ambition du festival est aussi de rendre les sciences et l’innovation accessibles au plus grand nombre. Avec ses conférences, ses expériences et ses animations destinées notamment aux familles et aux jeunes publics, STAR’s UP constitue un terrain privilégié pour faire découvrir les sciences et les métiers du spatial aux nouvelles générations. STAR’s UP
C’est précisément dans cet esprit que quatre associations de l’IPSA étaient présentes cette année : IPSA Space Systems, Aéro IPSA, Innovative Propulsion Lab et IPSA Vega.



Quatre associations à STAR’s UP pour montrer la diversité du spatial
Sur le stand de l’IPSA, les visiteurs ont pu découvrir des projets très différents, mais réunis par une même philosophie : apprendre en faisant.
🚀 IPL : concevoir et fabriquer des moteurs de fusées
Avec Innovative Propulsion Lab (IPL), les visiteurs du festival STAR’s UP ont plongé au cœur de la propulsion. L’association est spécialisée dans la conception et la fabrication de moteurs-fusées et réalise ses projets de bout en bout.
Arina Le Bras, étudiante en 3ᵉ année et responsable communication de l’association, présentait notamment une impression 3D du premier moteur de l’association à avoir été allumé. Baptisé Arrax, ce moteur développe une poussée de 1 kN et fonctionne avec de l’éthanol et de l’oxygène liquide. L’équipe a également participé cet été au Race to Space à Londres, où elle a remporté le prix du meilleur travail d’équipe.
Pour Arina, l’un des intérêts majeurs d’IPL réside justement dans l’apprentissage : lorsqu’elle a rejoint l’association, elle ne savait pas encore comment réaliser ce type de projet. L’association propose des enseignements en propulsion ou en programmation, avant de permettre à chacun de s’orienter vers les domaines qui l’intéressent.
Et la suite s’annonce ambitieuse : IPL travaille avec IPSA Space Systems sur un projet de fusée 100 % étudiante, IPL prenant en charge les moteurs tandis qu’ISS développe la fusée.
🚀 IPSA Space Systems : construire une fusée de A à Z
Chez IPSA Space Systems (ISS), les étudiants travaillent directement sur la conception de fusées expérimentales.
Structure, électronique, mécanique : l’association développe ses fusées de A à Z. Thomas Dumon, étudiant de la promotion 2028, explique notamment avoir pu travailler sur une fusée bi-étage et sur un projet de fusée supersonique.
L’association prépare également un projet ambitieux avec IPL : associer une fusée développée par ISS à un moteur bi-liquide conçu par IPL. L’objectif est de réunir deux expertises étudiantes pour aller plus loin dans la conception et les performances des systèmes expérimentaux.
Pour Thomas, cette expérience illustre surtout ce que les associations permettent de faire en complément des cours : passer de la théorie à la pratique, apprendre les uns des autres et progresser collectivement.
🚀 Aéro IPSA : expérimenter et mettre les mains dans la technique
Autre association présente à STAR’s UP : Aéro IPSA, qui développe elle aussi des projets de fusées expérimentales.
Matteo, étudiant en Aéro 4 et chef de projet pour CRPG, présentait notamment une mini-fusée réalisée de A à Z par l’association. Le projet CRPG, développé dans le cadre du C’Space, vise notamment à contrôler le roulis d’une fusée expérimentale grâce à un volant d’inertie conçu par les étudiants. L’association travaille également sur plusieurs autres projets, dont Vulcain, StatTragent et le CanSat Atlas. stars up aero ipsa
Pour les étudiants, l’intérêt est aussi de sortir du cadre purement théorique : « on sort de la phase théorique parce qu’on met vraiment les mains dans le travail ». stars up aero ipsa
Un message qui rejoint parfaitement l’esprit de STAR’s UP : donner envie de découvrir les sciences en commençant par expérimenter, construire et essayer.
🔭 IPSA Vega : quand les étudiants présentent leur propre instrument à Star’s UP
Avec IPSA Vega, le regard se tourne cette fois vers le ciel. L’association d’astronomie développe notamment son propre matériel grâce à son pôle ingénieur. Parmi ses réalisations : le Végatron, un instrument pensé pour rendre l’observation astronomique plus facilement transportable. L’objectif était notamment de faire tenir un télescope suffisamment performant dans un format pouvant être transporté dans un sac à dos. stars up Vega
L’association ne se limite cependant pas à la fabrication d’instruments. Son pôle scientifique participe également à des missions d’observation amateur-professionnelles destinées à collecter des données utiles aux scientifiques. stars up Vega
Pour Amandine, étudiante en Aéro 2 et vice-présidente mission ingénieur d’IPSA Vega, les sciences prennent tout leur sens lorsqu’elles permettent de comprendre concrètement ce qui nous entoure : observer les planètes, comprendre leurs orbites et relier les notions étudiées en cours à des phénomènes réels.
Un message commun à STAR’s UP : Donner envie de se lancer
Au-delà des projets présentés, les étudiants avaient un autre objectif : montrer que les sciences et le spatial sont accessibles.
Pour Arina, montrer des étudiants, notamment des jeunes femmes, qui construisent leurs propres projets permet aussi de rendre ces parcours plus concrets. Même message du côté d’Aéro IPSA : pour commencer, inutile d’attendre de maîtriser toutes les connaissances. Le conseil de Matteo aux plus jeunes est simple : commencer quelque part, avec une première expérience, puis apprendre progressivement.
Chez ISS, Thomas insiste lui aussi sur cette idée : la curiosité et l’intérêt doivent venir avant les connaissances techniques. La mécanique et la technique s’apprennent ensuite, au fil des projets et des rencontres.
Pendant deux jours, STAR’s UP a donc permis aux associations techniques de l’IPSA de montrer aux familles, aux collégiens curieux, au lycéens (futurs) passionnés une autre facette du spatial : celle de l’expérimentation, du projet et de la transmission.
Un moteur-fusée, une fusée expérimentale, un système de contrôle ou un télescope deviennent alors bien plus que des objets techniques. Ils sont autant de portes d’entrée vers la physique, les mathématiques, l’électronique, la mécanique, la programmation… et vers les nombreux métiers qui font aujourd’hui vivre le secteur spatial.
À STAR’s UP, les étudiants de l’IPSA n’étaient pas seulement venus parler du spatial. Ils étaient venus montrer qu’on peut déjà commencer à le construire pendant ses études.









