SWARMz 2026 : les étudiants de l’IPSA Toulouse relèvent le défi des drones nautiques autonomes
Programmer un essaim de drones voiliers capables de participer à une régate autonome : c’est le défi ambitieux qu’ont relevé quatre étudiants de l’IPSA Toulouse lors du challenge « SWARMz 2026 : StormWings — Essaim de Drones Voiliers ». Entre innovation technologique, travail d’équipe et imprévus techniques, cette aventure a permis aux étudiants de mettre en pratique leurs compétences en systèmes embarqués, robotique et programmation dans des conditions réelles.

SWARMz : un challenge technologique autour des drones nautiques autonomes
Le challenge SWARMz 2026 consiste à concevoir et programmer un essaim de trois drones nautiques autonomes afin de participer à une régate.
L’objectif : développer des systèmes capables d’interagir entre eux, prendre des décisions en temps réel et évoluer dans un environnement extérieur complexe.
Pour représenter l’IPSA, une équipe composée de Quentin Chambon, Marine Terrier, Julien Clero et Gaspar Bia s’est naturellement formée autour d’une passion commune pour les défis technologiques et les projets collaboratifs.
« Notre équipe s’est constituée de manière très naturelle et fluide », explique Gaspar. « Ce projet a été une excellente opportunité pour lier plusieurs univers et découvrir le milieu de la robotique nautique. »
Une phase de sélection exigeante pour accéder à SWARMz
Avant de pouvoir participer à la régate organisée à Toulon, les étudiants ont dû franchir une première étape : la rédaction d’un rapport d’étude préliminaire détaillant les algorithmes, les capteurs, les instruments embarqués et la stratégie de navigation envisagée.
Durant cette phase, les étudiants ont pu compter sur l’accompagnement de plusieurs enseignants de l’IPSA. Monsieur Ranchon les a aidés dans la gestion globale du projet tandis que Monsieur Ortega les a guidés sur les aspects techniques et scientifiques. Après un entretien oral de sélection, l’équipe décroche sa place parmi les participants retenus pour la compétition. Une première réussite qui marque le début d’une préparation intensive.



Entre développement logiciel et systèmes embarqués, SWARMz est un défi nautique complet
Une fois sélectionnés, les étudiants disposent d’un peu plus d’un mois pour préparer leur participation au challenge. Le travail s’organise rapidement autour de plusieurs axes : développement logiciel, communication entre les drones, intégration des systèmes embarqués et préparation logistique.
Les étudiants travaillent sur des technologies complexes mêlant :
- programmation embarquée ;
- communication réseau ;
- systèmes autonomes ;
- GPS RTK ;
- Raspberry Pi ;
- pilotage de drones ;
- algorithmes de navigation ;
- télémétrie et acquisition de données.
En parallèle, ils doivent également gérer toute l’organisation du déplacement à Toulon avec le soutien de l’IPSA : recherche de financements, réservation du transport et de l’hébergement, gestion du matériel et coordination d’équipe. « Nous faisions des réunions tous les soirs après les cours jusqu’au départ pour Toulon », raconte Julien Clero. « Beaucoup de choses fonctionnaient bien et nous étions confiants. »


SWARMz : immersion grandeur nature dans le nautique à Toulon, pour les étudiants IPSA
À leur arrivée sur place, les étudiants entrent dans une véritable phase d’ingénierie intensive. Les journées s’enchaînent entre assemblage électronique, intégration des composants, résolution de bugs et essais des systèmes.
L’équipe doit notamment gérer :
- l’intégration des différents codes développés séparément ;
- l’assemblage physique des bateaux ;
- la gestion énergétique ;
- les communications entre systèmes ;
- le contrôle manuel et autonome des voiliers.
Comme dans tout projet d’ingénierie réel, les imprévus techniques ont rapidement fait partie de l’aventure. Malgré plusieurs difficultés rencontrées sur place lors des phases de tests et d’intégration, les étudiants ont su faire preuve d’adaptation, de réactivité et d’un fort esprit d’équipe pour mener leur projet jusqu’à la compétition.
« C’est dans ces moments-là que notre groupe a révélé sa force », explique Gaspar Bia. « Grâce à une équipe soudée, nous avons su rebondir face à chaque difficulté. »
Cette expérience a permis aux étudiants de confronter leurs simulations théoriques à la réalité du terrain, dans un environnement exigeant et imprévisible. « C’est extrêmement formateur de sortir de la théorie pour appliquer nos programmes sur du matériel concret », souligne Gaspar.
L’équipe IPSA Toulouse obtient une belle troisième place à SWARMz
Une récompense qui vient saluer l’investissement des étudiants, leur capacité d’adaptation face aux défis techniques rencontrés tout au long du projet, ainsi que la qualité du travail réalisé en un temps particulièrement contraint.
Au-delà du classement, cette aventure aura surtout permis aux étudiants de développer des compétences concrètes en programmation, systèmes embarqués, gestion de projet et travail en équipe dans des conditions proches de celles rencontrées dans le monde professionnel.
« Quand on a la tête dans le guidon, on a parfois l’impression de s’enchaîner les échecs, mais c’était finalement une expérience très enrichissante », confie Marine Terrier.


Une expérience humaine et pédagogique marquante
Le challenge leur a permis de confronter leurs simulations théoriques à la réalité du terrain, dans un environnement exigeant et imprévisible.
Les étudiants ont également pu approfondir de nombreuses notions abordées à l’IPSA, notamment dans les enseignements liés aux systèmes, aux systèmes d’exploitation et à la programmation embarquée.
Au-delà des compétences techniques, tous retiennent surtout la force du collectif. « Notre plus grande force a été la cohésion », résume Marine Terrier. « À aucun moment l’équipe ne s’est désolidarisée. »
L’aventure SWARMz ne fait que commencer
Malgré les difficultés rencontrées, les quatre étudiants sont unanimes : ils souhaitent repartir à l’aventure l’année prochaine.
Forts de cette première expérience, ils envisagent déjà de revenir avec des systèmes encore plus robustes et des voiliers pleinement autonomes.
« On compte tous se réinscrire l’année prochaine pour battre la compétition », conclut Julien Clero.
À travers ce challenge, les étudiants de l’IPSA Toulouse illustrent pleinement les valeurs de l’école : innovation, esprit d’équipe, capacité d’adaptation et confrontation concrète aux enjeux technologiques de demain.


