Vie étudiante

Construire un microjet : le projet ambitieux de l’association étudiante IPSA Jet

Avec d’autres étudiants de 2e année de l’IPSA Toulouse, Loïck Laroche-Joubert (IPSA promo 2018) a monté l’association IPSA Jet avec un rêve un peu fou en tête, celui de construire leur propre microjet ! Désormais président de la structure, il revient sur les étapes nécessaires à la réalisation de cette belle ambition.

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L’équipe d’IPSA Jet

Depuis quand IPSA Jet existe-t-elle ?
Tout a commencé en début d’année 2015. Je me suis rendu au salon ULM de Blois, un événement auquel j’ai l’habitude de me rendre chaque année. Là-bas, j’ai rencontré le revendeur français d’un microjet, le SubSonex, qui est d’ailleurs le seul appareil de ce type actuellement sur le marché. J’ai parlé de cette rencontre à mes collègues de l’IPSA et nous avons ensuite décidé de nous lancer dans cette aventure consistant à construire un microjet. Cela peut paraître un peu utopique mais notre projet se base sur du long terme et se veut surtout pédagogique : il intègre de la technique, de l’ingénierie d’affaires, des aspects économiques, etc.

association_etudiants_ipsa_jet_microjet_projet_toulouse_campus_etudes_construction_02.jpgComment s’organise justement la construction d’un microjet ?
Il y a trois grandes étapes. La première est la réalisation d’une étude de marché. La deuxième est la réalisation d’une étude de faisabilité. Enfin, la troisième est la construction de l’appareil mais se veut encore lointaine pour IPSA Jet. En effet, notre première année d’existence nous a seulement permis de poser les bases de notre association, de trouver nos repères et de préparer notre étude de marché. Cette dernière a véritablement commencé avec notre première enquête de terrain qui a eu lieu fin mai, lors de notre visite l’AeroExpo UK 2015 à Northampton, le plus gros salon aérien d’avion général en Angleterre. Nous sommes arrivés avec des questions précises pour les adresser aux pilotes présents.

association_etudiants_ipsa_jet_microjet_projet_toulouse_campus_etudes_construction_03.jpgComment se compose votre étude de marché ?
Notre étude de marché se divise en deux types. Il y a d’abord une étude quantitative, qui consiste à interroger un maximum de personnes avec un questionnaire bref. C’est ce que nous avons commencé à faire en Angleterre et ce que nous allons poursuivre, notamment avec la mise en ligne prochaine du questionnaire sur Internet. L’autre type, c’est l’étude qualitative : elle consiste en des entretiens individuels de plus d’une heure avec des professionnels sélectionnés, où les questions posées se veulent encore plus précises. Cette étude marché nous permettra de savoir si les professionnels européens – puisque c’est le marché que nous visons – peuvent être intéressés par ce type de machine et ce qu’ils peuvent attendre d’un microjet.

association_etudiants_ipsa_jet_microjet_projet_toulouse_campus_etudes_construction_04.jpgQuels sont vos projets pour l’année prochaine ?
L’étude de marché va continuer l’année prochaine car nous avons encore besoin de plus d’éléments. Cette même année, nous débuterons la construction d’un modèle réduit de microjet pour commencer une pré-étude de faisabilité technique. D’ailleurs, que ce soit pour la poursuite de notre étude de marché comme la conception du modèle réduit, nous sommes à la recherche de sponsors extérieurs à l’école pour étoffer notre budget. Ceux qui sont intéressés peuvent nous contacter directement sur l’adresse email de l’association !

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L’IPSA, une école d’ingénieurs et de passionnés
Si Loïck a décidé de rejoindre l’IPSA, c’est parce qu’il est depuis longtemps « un grand amoureux de l’aviation ». « Je ne me sentais pas de faire une prépa ordinaire et cherchais donc une école proposant des cours d’aéronautique où m’inscrire dès la sortie du lycée », explique-t-il, heureux de pouvoir désormais allier ses études supérieures avec sa passion pour les avions, ces « machines incroyables, aussi bien de par leur esthétique que pour l’aspect technique ». Loïck aspire donc à une seule et même chose : prendre son envol. « Je suis d’ailleurs pilote d’ULM et j’ai déjà eu l’occasion de faire du parapente et des vols d’avions en tant que passager. » Normal qu’il ait atterri à l’IPSA.