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Hadrien Godé, un IPSAlien champion de France d’aviron 2019

Les 7, 8 et 9 juin, la ville de Bourges accueillait la dernière édition des championnats de France d’aviron. L’occasion pour Hadrien Godé (IPSA promo 2020) de rajouter une ligne à son palmarès en remportant la compétition avec son club de Sport Nautique de Bergerac dans la catégorie « quatre de pointe seniors avec barreur ». Une performance qui en appellera sans doute d’autres tant cet étudiant en 4e année ne manque pas d’ambition.


Devant, Hadrien Godé et ses coéquipiers Louis Crespy, Nicolas Stender, Teo Rayet et Quentin Stender fêtent leur victoire / Crédit : Jacques Decriem
Devant, Hadrien Godé et ses coéquipiers Louis Crespy, Nicolas Stender, Teo Rayet et Quentin Stender fêtent leur victoire / Crédit : Jacques Decriem


Des bâtons aux rames

Hadrien aurait très bien pu jamais devenir champion de France 2019 d’aviron. En effet, le futur ingénieur ne se prédestinait pas au départ à se saisir des rames, même si ses parents ont également été rameurs en équipe de France. « Avant, je faisais du ski en compétition, explique-t-il. Mais m’étant cassé un genou, mon médecin m’a conseillé de pratiquer deux autres sports pour le remuscler : l’aviron ou le cyclisme. Comme mes parents étaient des bons rameurs, je me suis mis à l’aviron. » Un changement de discipline impliquant une autre approche. « En ski, le résultat ne dépend pas forcément de l’implication physique : ce n’est pas parce que l’on se donne à fond sur une descente que l’on va faire un bon score. Par exemple, le fait d’avoir de trop gros appuis vous fera vous enfoncer davantage dans la neige. Avec l’aviron, c’est différent : si l’on donne tout ce qu’on a, on finit normalement devant. » Il découvre également un sport où la performance se veut autant individuelle que collective. « C’est aussi ça que j’aime bien avec l’aviron. »

 

Déjà de nombreuses compétitions à son actif

Cela fait maintenant huit ans que l’IPSAlien pratique cette discipline et enchaîne les compétitions nationales et internationales. Après des débuts prometteurs en cadet, il devient notamment champion d’Europe et termine 5e aux championnats du monde en 8+ junior en 2014, puis démarre dans la catégorie senior l’année suivante, affichant toujours de belles performances au fil des ans (comme une 10e place aux championnats du monde U23 en 4x Sénior en 2018). Une régularité qui demande un certain sens de l’organisation et une rigueur importante, surtout quand on suit des études d’ingénieurs en parallèle. « Quand j’étudiais à l’IPSA Toulouse, je faisais aussi partie du pôle d’entraînement de l’équipe de France présent sur place. Cela me permettait de m’entraîner 10 à 12 fois par semaine, soit le matin avant les cours et le soir en sortant de l’école, sauf les jours de repos où l’on ne s’entraîne qu’une fois. Ce fonctionnement me convenait bien car je n’aime pas travailler tout de suite chez moi après la fin des cours : j’ai toujours besoin de souffler un peu avant. » La clé de la réussite selon lui ? Eviter les distractions inutiles. « Il faut être efficace. Quand je me mets à travailler, je coupe tout, j’éteins mon téléphone et m’y consacre pleinement, en me focalisant uniquement là-dessus. En agissant comme cela, j’arrive en général à tout boucler en 1 h. »



Le sport pour améliorer la gestion de projets

La pratique de l’aviron à un haut-niveau sert aussi Hadrien dans sa formation d’ingénieur, notamment pour la notion de travail en équipe. « C’est notamment le cas quand on arrive en équipe de France, où l’on doit alors composer avec des personnes que l’on connaît assez peu, dans un environnement plutôt stressant lié à la préparation des championnats du monde et avec des coachs pas toujours très portés sur le management. On apprend donc à tirer le meilleur de soi et de ses coéquipiers pour atteindre le but commun. Cela demande parfois à prendre sur soi pour avancer. Tout cela m’a aidé et m’aide encore pour les travaux en équipe à l’IPSA car j’ai appris à gérer mes émotions, celles des autres, et à trouver ma place dans un groupe. »

 

Une dernière course maîtrisée

C’est justement en équipe que Hadrien a récolté sa dernière médaille en date, à Bourges. « C’était dans une formation qu’on appelle un « quatre barré », c’est-à-dire composée de quatre rameurs et d’un barreur. Ce dernier fixe la direction et occupe aussi le rôle de coach embarqué, pour donner des indications de positions et faire un peu le tacticien. Tous les membres font partie de mon club de Bergerac et on se connaît bien. » Avant la compétition, en fonction des résultats passés, l’équipage de l’étudiant faisait office de favori. Cela s’est confirmé par la suite durant les épreuves. « Il y a eu trois courses : la série, la demi-finale et la finale. Sur la série, une course de 2 000 m, nous voulions tout de suite creuser l’écart. Nous avons mis le paquet sur les 1 000 premiers mètres et, comme nous avions une bonne avance, nous avons pu gérer la seconde partie de la course. En demi-finale, nous avons procédé de la même manière alors que, dans l’autre demi-finale, le niveau était plus resserré. Comme nous avions le deuxième temps au classement général avant d’attaquer la finale, nous avons décidé de nous méfier. C’est pour ça que nous avons choisi de partir encore une fois très fort, mais sans gérer ensuite, pour continuer à attaquer en permanence jusqu’au bout. Nous voulions donner le meilleur de nous et faire le plus grand écart possible avec le deuxième équipage. C’est ce que nous avons réussi à faire et nous étions vraiment satisfaits ! »

 

De nouveaux objectifs en tête

Après ce titre glané avec la manière, Hadrien envisage déjà les prochaines échéances, à commencer par les championnats de France sprint en septembre et idéalement la Head Of The Charles en octobre, « une course très connue qui se déroule à Boston chaque année et qui réunit un très grand nombre de spectateurs ». Sans oublier les prochaines sélections pour l’équipe de France. « Cette année, je suis passée de la catégorie -23 à Elite. Mais avec mon semestre à l’International et le fait de s’entraîner à Paris, je n’ai pas pu progresser suffisamment pour revenir en sélection. Mais tout n’est pas fini : pourquoi pas réussir à l’intégrer à nouveau ! »


Posté le : 19 juin 2019