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Vie étudiante

Des IPSAliens s’envolent vers un avenir durable

En début d’année, des étudiants de l’IPSA ont créé une association appelée IPS’OLAIRE, avec pour objectif de développer d’ici à 2026 un planeur à énergie électrique et solaire. 

Hugo Peyrot a intégré l’IPSA cette année en première année du cycle d’ingénieur aéronautique. Après avoir terminé une prépa, il poursuit sa passion pour l’aéronautique qu’il nourrit depuis l’enfance. Sans perdre de temps, Hugo décide de fonder cette association avec quelques camarades de promo. Les 18 membres de l’association ne ménagent pas leurs efforts et voient les choses en grand. Leur objectif est de transformer un planeur standard en un planeur à énergie électrique et solaire.  

Association IPS’OLAIRE de l'école d'ingénieurs aéronautique IPSA
Association IPS’OLAIRE

 

Ce projet a germé il y a quelques années lorsque Hugo, alors en prépa, esquisse les premiers plans du futur planeur sur un coin de table. “La graine de ce projet, c’est finalement ce dessin et cette volonté que j’ai eue à l’époque. Et puis finalement, aujourd’hui, il est en train de voir le jour.” Pour concrétiser ce rêve, Hugo a besoin de personnes aussi motivées que lui pour l’accompagner. Juste avant le début de l’année, lors de la piscine d’anglais, un dispositif pédagogique d’immersion en langue anglaise mis en place par l’IPSA, il partage son idée avec des camarades de promo et les premiers membres de l’association le rejoignent dans cette aventure.

Les ingénieurs aéronautiques ont toujours cherché à concevoir des avions rapides, qui puissent voler à très haute altitude et sur de longues distances. Aujourd’hui, les ingénieurs de demain doivent affronter de nouveaux enjeux écologiques et trouver des solutions qui en tiennent compte. “On sait pertinemment qu’on va être confronté à tous ces problèmes et que c’est nous qui allons devoir trouver les solutions pour demain”, affirme Hugo. Il redoute qu’avec la transition écologique les vols de loisir soient un jour supprimés. C’est l’une des raisons de son projet : trouver des solutions qui allient énergies renouvelables et aéronautique pour pouvoir continuer à voler.

Association IPS’OLAIRE de l'école d'ingénieurs aéronautique IPSA
Hugo Peyrot, Président d’IPS’OLAIRE, et des membres de l’association devant leur planeur

Un voyage inattendu en Suisse

Évidemment, pour créer un planeur à énergie électrique et solaire, il faut déjà posséder un planneur à transformer. L’association a alors un budget limité pour acheter un planeur. Sur le marché, on peut estimer à plusieurs milliers d’euros un aéronef d’occasion de ce type. Les étudiants scrutent toutes les annonces en France pour trouver un appareil dans les limites de leur budget, mais en vain. Quelques temps plus tard, ils rentrent finalement en contact avec une personne habitant en Suisse qui propose de vendre son avion avec la remorque pour 1 500 euros.

Accompagné de son grand-père, Hugo fait l’aller-retour Paris-Suisse pour récupérer le planeur. La transaction se déroule sans encombre, mais au retour, Hugo est arrêté par la douane qui veut lui faire payer des taxes supplémentaires à cause du planeur. « En fait, le planeur avait été déclassé. En Suisse, c’est une pratique courante de déclasser certains aéronefs pour éviter de payer l’immatriculation annuelle, ce qui fait que, sur le papier, ce n’était plus un avion, mais un planeur. Quand je suis arrivé à la douane, j’ai pu éviter les taxes aéronautiques et autres taxes de luxe. J’ai dit aux douaniers que ce n’était pas un avion, mais un meuble, car rien ne prouvait que c’était un avion. Ça a marché, et nous avons pu éviter d’avoir à payer ces taxes. », témoigne Hugo.

J’encourage toujours les élèves à participer à des associations
Philippe Yazigi, professeur d’aéronautique à l’IPSA

Le 13 mars, le planeur arrive en région parisienne sur l’aérodrome de Coulommiers en Seine-et-Marne. Pendant des mois, les étudiants ont rêvé de ce moment. Ils consacrent alors tous leurs jeudis à travailler avec un professeur qui les accompagne, répartissant les tâches à accomplir entre les différents membres de l’équipe. Une étape importante vient d’être franchie. “Ce jour-là, quand j’ai ouvert le mail d’Hugo m’annonçant que le planeur était en route, j’ai sauté de joie et quand j’ai vu Hugo, je l’ai embrassé. Chapeau à ces étudiants ! Je suis fier d’eux et j’espère que ça va continuer comme ça, pour qu’on finisse le projet comme il faut.”, exprime Philippe Yazigi, professeur d’aéronautique à l’IPSA.

Ingénieur aéronautique, Philippe possède également un doctorat en système énergétique. Les membres d’IPS’OLAIRE l’ont sollicité pour les aider dans ce projet avec pour rôle de les accompagner et non de faire à leur place. Monsieur Yazigi part du principe que le métier d’ingénieur ne s’arrête pas aux salles de classe. « On dirait un autre monde dans l’association. Tout d’abord, ils apprennent par eux-mêmes même s’ils comptent parfois sur nos matières enseignées pour avancer. Derrière un cours magistral ou des travaux dirigés imposés par le professeur, on peut occasionnellement perdre la beauté de ce métier. C’est pourquoi j’encourage toujours les élèves à participer à des associations, car c’est là qu’ils apprennent énormément de choses. »

Main dans la main, les 6 futurs ingénieurs IPSAliens s’attellent alors à l’assemblage des pièces de l’avion. “On a terminé en fin d’après-midi avec le montage final des ailes et de toutes les commandes. On a passé beaucoup de temps sur cet assemblage et voir le planneur enfin monté, ça fait vraiment plaisir.”, explique Hugo, avec en ligne de mire 2026 pour le premier vol de leur planeur à énergie solaire et électrique.

Association IPS’OLAIRE de l'école d'ingénieurs aéronautique IPSA

 

Association IPS’OLAIRE de l'école d'ingénieurs aéronautique IPSA

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