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Aéronautique

Le pilotage, une passion IPSAlienne : le témoignage de Samy Bouzidi (IPSA promo 2019)

Le jeudi 13 décembre 2018, le campus parisien de l’IPSA aura le plaisir d’accueillir le Capitaine Jean-Guillaume « Marty » Martinez pour une conférence exceptionnelle qui permettra aux étudiants comme au grand public d’en savoir plus sur le parcours de cet illustre pilote de chasse. En attendant le jour J, l’IPSA vous propose de découvrir une série de trois témoignages de ses futurs ingénieurs ayant, eux-aussi, l’aéronautique dans le sang depuis de nombreuses années. Une série qui commence avec Samy Bouzidi, étudiant en 5e année qui aspire à devenir pilote de ligne et qui animera une table-ronde dédiée aux Cadets de l’Air à l’IPSA le mercredi 5 décembre.


Samy lors du programme des Cadets de l’Air en 2017


Depuis combien de temps es-tu atteint par le virus du pilotage ?

Depuis tout jeune ! Enfant, j’ai eu la chance de voyager plusieurs fois en avions avec mes parents et, à chaque fois, j’ai pu entrer dans le cockpit et effectuer ces vols entouré par les pilotes. C’est comme ça que tout a commencé. J’ai vraiment grandi avec cette envie de devenir pilote.

 

Quand s’est concrétisée cette envie ?

Juste après avoir intégré l’IPSA. J’ai commencé par suivre des cours de planeur à Toulouse et enchaîné par des cours d’avion avant d’ensuite obtenir ma licence de pilote privé. Cela fait donc maintenant 5 ans que je vole. J’ai cumulé près d’une centaine d’heures de vol, sur avion et planeur.

 

Sur quel appareil voles-tu ?

Je vole sur Aquila AT01, un avion civil de construction allemande. Un biplace.

 

Un vol t’a-t-il marqué plus qu’un autre ?

Oui ! Il s’agit de mon premier vol en solo. Se retrouver seul dans un avion, sans instructeur, à faire un tour de piste… cela reste un souvenir mémorable. Quand on est sur la piste de décollage, sans personne à bord, on se dit que ça y est, on est prêt. Et quand l’on atterrit ensuite après ce vol, c’est une forme de concrétisation. On repense à toutes ces nombreuses heures de travail et de concentration qui nous ont amené à ce moment précis.

 

Pourquoi aimes-tu piloter ?

Le fait d’être aux commandes d’un avion est déjà excitant en soi. Il n’y a pas de sentiment comparable à être aligné au bout de la piste de décollage, mettre les gaz, gagner en vitesse et prendre son envol… Cette montée d’adrénaline est juste fantastique. Et quand on est dans les airs, le plaisir ne s’arrête pas, bien au contraire. On assiste alors à des couchers de soleil, se retrouve face à des panoramas indescriptibles…


Des paysages capturés par Samy lors de ses vols


Après l’IPSA, tu comptes devenir pilote civil. Pourquoi ne pas vouloir rester pilote amateur ?

Même si, pour moi, être pilote est une passion avant même d’être d’une profession, je pense que cela correspond tout simplement à ma personnalité : je me vois mal rester dans un bureau toute la journée… mais me vois très bien rester dans un cockpit ! J’aime être dans les airs, le changement quotidien, voir de nouveaux paysages, connaître de nouvelles destinations…

 

Obtenir un titre d’ingénieur en aéronautique est un plus quand on souhaite faire du pilotage son métier ?

Je pense effectivement que c’est un atout indéniable. Cela permet d’avoir des compétences techniques assez solides avant de se lancer dans les quelque 18 mois de formation au métier spécifique de pilote de ligne où certaines de ces notions seront encore approfondies.

 

En décembre, l’IPSA recevra la visite du Capitaine Martinez. Le connais-tu ?

Bien sûr ! J’ai même eu la chance de le rencontrer lors du Salon du Bourget en 2017. J’y participais dans le cadre du programme des Cadets de l’Air auquel j’ai pris part cette même année. Du coup, les Cadets présents ont eu la possibilité d’échanger quelques mots avec lui après sa démonstration sur Rafale.


Les Cadets de l’Air 2017 autour du Capitaine Martinez lors du Salon du Bourget


En tant que pilote, que retiens-tu de cette rencontre ?

C’était vraiment un honneur ! Pouvoir rencontrer une personne avant autant d’expériences et d’heures de vol, c’est toujours très enrichissant et impressionnant. Je pense que tous les passionnés d’aéronautique ont beaucoup à apprendre de lui et de son parcours. D’ailleurs, même si le Capitaine Martinez est un grand expert du Rafale, il a su rester très humble. Sa simplicité m’a particulièrement marqué. C’est vraiment quelqu’un qui ne vous laisse pas indifférent.

 

Qu’attends-tu de cette conférence à l’IPSA ?

J’aimerais pouvoir lui poser quelques questions. Je voudrais par exemple savoir quelles ont été ses premières sensations sur Rafale et s’il les ressent encore aujourd’hui après toutes ces heures passées à son bord. J’espère aussi qu’il pourra donner des conseils à celles et ceux qui souhaitent devenir à leur tour pilote de chasse, notamment sur la préparation aux sélections. Même si je me destine à devenir pilote de ligne et qu’il s’agit, à mon sens, d’un métier différent de celui de pilote de chasse, ce sujet m’intéresse beaucoup car je crois que ces deux facettes du pilotage se rejoignent sur les qualités qu’elles demandent. Pour devenir pilote, il faut de la rigueur, du sérieux, de l’adaptabilité et du sang froid.

 

Le mercredi 5 décembre, tu animeras une table-ronde à l’IPSA pour parler des Cadets de l’Air. C’est une expérience qui t’a marqué ?

Oui. C’est vraiment quelque-chose à vivre quand on est passionné par l’aéronautique. C’est aussi pour cela qu’Alexandre Minasi (IPSA promo 2019), Cadet en 2016 et moi-même avons décidé de proposer cet événement au sein de l’école. Être Cadet de l’Air, c’est devenir l’ambassadeur et le représentant du savoir-faire aéronautique de son pays à l’étranger. Or, depuis plusieurs années, au moins un IPSAlien par promotion parvient à être sélectionné pour faire partie du programme. Avec cette table-ronde, on espère pouvoir inciter les nouveaux étudiants à perpétuer cette belle tradition !